Autonomie · 2 min
Ce qu’une IA a le droit de faire dans votre entreprise
La bonne question n’est pas « est-ce qu’elle peut ? » mais « qu’est-ce que je l’autorise à faire, et jusqu’où ».
La plupart des outils d’IA posent le problème à l’envers. Ils vous vendent ce que la machine sait faire, et vous laissent découvrir en cours de route ce qu’elle a fait sans vous demander.
Le sujet n’est pas la capacité. C’est le périmètre.
Trois niveaux, pas deux
On présente souvent le choix comme binaire : soit l’IA agit seule, soit elle ne fait rien. En pratique il en faut trois.
- Seule. Des gestes réversibles et sans engagement : trier, classer, rédiger un brouillon, répondre à une question factuelle sur votre catalogue.
- Avec votre feu vert. Tout ce qui sort de chez vous ou engage de l’argent : un devis, une relance, une commande.
- Jamais. Ce que vous ne voulez pas déléguer, quelles que soient les circonstances.
Le troisième niveau est le plus important, et c’est celui que les outils oublient. Une limite qu’on ne peut pas poser n’est pas une limite.
Une règle doit s’écrire en français
Si définir le périmètre demande de comprendre un système de permissions, personne ne le fera correctement. La règle utile ressemble à une consigne qu’on donnerait à quelqu’un qui arrive :
Tu réponds aux clients sur le site. Tu prépares les devis, mais tu ne les envoies pas. Tu ne dépenses jamais rien.
Et le retour en arrière
Un périmètre, aussi bien posé soit-il, ne suffit pas — il faut pouvoir défaire. Chaque écriture doit garder son état précédent, et un clic doit vous le rendre.
C’est ce qui distingue un outil dans lequel on peut avoir confiance d’un outil auquel il faut faire confiance.