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Confiance · 2 min

Brancher une IA sur sa boîte Gmail — ce qu’elle voit, ce qu’elle ne voit pas

La question que tout le monde se pose avant de cliquer sur « Autoriser », et que peu d’éditeurs traitent honnêtement.

Au moment de connecter un outil à votre boîte mail, Google affiche une liste d’autorisations. Elle est écrite pour des juristes. Voici la même chose en clair.

Ce qu’une autorisation recouvre vraiment

Trois accès distincts existent, et il faut savoir lequel vous accordez.

  • Lecture. L’outil voit vos messages. C’est indispensable pour trier ou préparer une réponse — on ne peut pas trier ce qu’on ne lit pas.
  • Modification. Il peut marquer comme lu, archiver, appliquer un libellé. Rien ne quitte votre boîte.
  • Envoi. Il peut faire partir un message en votre nom. C’est l’autorisation qui change tout.

Ces trois-là sont séparées. Un outil qui demande l’envoi alors qu’il ne fait que du tri en demande trop.

Les bonnes questions à poser à un éditeur

  • Où sont hébergées les données, et dans quel pays ?
  • Combien de temps le contenu des messages est-il conservé ?
  • Est-ce que mes messages servent à entraîner un modèle ?
  • Comment je révoque, et qu’est-ce qui reste après ?

Si l’une de ces réponses n’est pas écrite quelque part, c’est déjà une réponse.

Comment on le fait

AVA demande la lecture et la modification pour trier et préparer. Elle demande l’envoi séparément, et vous pouvez le refuser en gardant tout le reste — dans ce cas elle rédige, et vous cliquez.

La révocation se fait outil par outil, depuis votre espace ou depuis votre compte Google, sans nous prévenir et sans délai.